ACTUALITÉS INSERM
 
Covid-19 : le risque de transmission par des porteurs sains se confirme
Les personnes qui ont été exposées au nouveau coronavirus peuvent-elles être infectées et excréter du virus sans développer de symptômes ? Cette hypothèse, largement évoquée, doit être vérifiée selon une méthode scientifique. C’est précisément l’objet d’une étude menée en France depuis fin février, dont les premiers résultats semblent le confirmer, soutenant l’intérêt du confinement.
 
 
 
 
Covidnet.fr : vous pouvez tous aider à la surveillance de l’épidémie
Afin de répondre aux besoins actuels de connaissance et de surveillance de l’épidémie de Covid-19, GrippeNet.fr s’adapte et devient Covidnet.fr. Ce dispositif permettra de collecter des données épidémiologiques directement auprès de la population, de façon anonyme.
 
 
ACTUALITÉS DE LA RECHERCHE INTERNATIONALE
 
Chaînes de contamination : faut-il passer à la vitesse supérieure ?
Dès le début de l’épidémie, en Corée du Sud notamment, enquêter sur les contacts qu’ont eus des cas avérés de Covid-19 a permis de mettre en quarantaine les individus à risque et de briser les chaînes de contamination. Cependant, quand le nombre de cas augmente considérablement sur un territoire, les techniques de recherche non automatisées montrent vite leurs limites. Des chercheurs de l’université d’Oxford ont analysé les données les plus actuelles sur la propagation de l'épidémie. Selon eux, parce que la transmission du virus est extrêmement rapide et qu’elle emprunte des formes variées – symptomatique, présymptomatique, asymptomatique, ou encore environnementale –, il est désormais nécessaire d’utiliser une méthode numérique de recherche de contacts pour intervenir avec davantage de rapidité. Ils préconisent donc l’utilisation d’une application qui permet d’enregistrer les contacts entre les individus, et de les alerter en cas de contact avec une personne dépistée positive au Covid-19. Utilisée par un nombre conséquent de personnes de façon libre et volontaire, elle pourrait permettre d’encourager les individus à risque à s’isoler avant de transmettre le virus, et donc d’éviter le recours systématique au confinement de l’ensemble de la population en cas de pic épidémique.
 
Luca Ferretti, et al. Science, 31 mars 2020
 
 
 
Des observations décisives sur la réplication du virus
Déterminer les conditions dans lesquelles se transmet le virus SARS-CoV-2 sera déterminant pour mieux adapter les gestes barrières et protéger les populations. Des chercheurs de Munich et de Berlin ont étudié avec précision les caractéristiques de la réplication du virus chez neuf patients d’âge moyen, qui présentaient des symptômes modérés. Ils ont observé les signes d’une réplication virale active dans les voies aériennes supérieures, la gorge notamment. Parce que son excrétion au niveau du pharynx était très élevée au cours de la première semaine de symptômes, on peut supposer que le risque de transmettre le virus par expectoration est particulièrement élevé au cours de cette période critique. L’étude montre également que la moitié des patients ne développent des anticorps en nombre significatif qu’à partir du 7e jour, et l’autre, à partir du 14e. Cependant, l'excrétion du virus, et probablement la capacité de le transmettre, peut persister plus longtemps. À terme, ces informations contribueront également à déterminer la meilleure manière d’utiliser les tests sérologiques de dépistage, lorsqu’ils seront disponibles en masse.
 
Roman Wölfel, et al. Nature, 1er avril 2020.
 
 
FAUSSES INFORMATIONS
 
Mise au point de l'Inserm à propos de la séquence diffusée sur LCI 
L'Inserm a souhaité faire une mise au point suite à une séquence diffusée sur LCI ayant suscité de vives polémiques. L’Institut tient à faire savoir que Camille Locht comprend l’émotion suscitée depuis hier liée à son manque de réaction aux propos tenus par son interlocuteur sur LCI lors d’une émission diffusée en direct. Les conditions dans lesquelles cette interview a été menée ne lui ont pas permis de réagir correctement. Il s’en excuse et tient à préciser qu’il n’a tenu aucun propos raciste. Le seul but de son intervention était de confirmer que l’épidémie a une ampleur mondiale et que tous les pays devront pouvoir bénéficier des fruits de la recherche en espérant que l’expérience des premiers pays touchés permette de protéger encore mieux les autres.
 
 
 
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